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L'histoire et la géographie

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Histoire de la Seine-Maritime

De la Préhistoire au Moyen-Age
Le territoire de la SEINE-MARITIME a été très tôt peuplé et la grotte de GOUY dans la vallée de la Seine nous offre les rares gravures préhistoriques découvertes au nord de la Loire.
En -450 les tribus celtes puis belges (germains celtisés) s'installent dans la région, la Seine leur servant d'axe de communication.
L'histoire du département se confond très tôt avec celle de la Normandie. Occupée par les Romains, elle est christianisée au IIIème siècle. Rouen devient la capitale de la Seconde Lyonnaise, une des deux provinces de la Gaule.

Le Moyen-Age
Après l'invasion des Francs, la région fait partie de la Neustrie. Rouen et son évêque Prétextat sont mêlés de près aux querelles sanglantes des successeurs de Clovis.
Au VIIe siècle, l'essor de l'église se traduit par la création des abbayes de la vallée de Seine. Ancien fonctionnaire du roi Dagobert 1er, Wandrille est à l'origine d'un des plus grands centres monastiques du nord de la Gaule à l'époque carolingienne. Jumièges est pour sa part fondée en 654.
An 841, les Vikings arrivent, incendies, pillages... La ville de Rouen est ravagée. Foulques, abbé de Saint-Wandrille, sauve provisoirement son abbaye par une rançon. Les Normands (Northmen) s'installent.
An 911, naissance de la Normandie : par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi franc Charles le Simple cède la province à Rollon, chef de guerre.
Cependant, GUILLAUME, Duc de Normandie, devient " le Conquérant " en s'emparant de l'Angleterre et fonda ainsi le royaume anglo-normand.
Mais PHILIPPE AUGUSTE, combattant JEAN SANS TERRE, rattacha à la couronne la Normandie. Désormais terre française, elle constitua l'un des principaux enjeux de la guerre de Cent Ans : occupée par les Anglais, ROUEN devient résidence du Duc de BEDFORD, régent d'Angleterre.
C'est à ce moment qu'eurent lieu le procès et le supplice de JEANNE D'ARC (1431). La ville fut libérée en 1449, et JEANNE D'ARC réhabilitée en 1456.

De la Renaissance à la Révolution
LOUIS XII, en rendant perpétuel l'échiquier de ROUEN, désormais véritable Parlement, rendit à la cité son importance, tandis que FRANCOIS 1er prescrivait la construction du HAVRE.
Troublée par les guerres de religion, le protestantisme ayant fait des progrès remarquables à ROUEN, la Normandie fut le théâtre de la guerre de conquête de son propre royaume, menée par HENRI IV.
La terrible révolte des nu-pieds suscitée par les excès fiscaux se propagea en 1617 à ROUEN, avant que la Fronde ne vienne à nouveau diviser ce pays.
En des temps plus prospères, COLBERT créa en 1667 la manufacture royale des draperies d'ELBEUF, mais la région fut bientôt ruinée par la révocation de l'Edit de NANTES qui désorganisa l'économie tandis que sévissaient peste et famine.
Le Parlement de ROUEN participa activement à la lutte contre le pouvoir central, et les rapides progrès de l'industrie, du commerce et de la navigation n'empêchèrent pas une désaffection grandissantes vis- à-vis de la Monarchie. HOURET, député rouennais, joua un rôle important à l'assemblée constituante ; cependant, la révolution ne fut pas sanglante en SEINE-MARITIME.
Née de la Révolution, à l'initiative du député rouennais Jacques-Guillaume Thouret, l'Assemblée constituante décide la création des départements et des cantons. La Normandie est divisée en cinq départements. La Seine-Inférieure est née, son chef-lieu est Rouen.

Epoque moderne
Le XIXème siècle marque l'essor industriel du département. À Rouen, Elbeuf, Bolbec, les usines textiles se multiplient. La métallurgie et la construction navale prennent de l'essor. Dès la fin du XVIIIe siècle, le département connaît une importante révolution industrielle marquée, au printemps 1843, par l'arrivée du chemin de fer à Rouen, première grande ville de province à être reliée à Paris.

Epargnée en 1914-1918, la SEINE-MARITIME est l'une des régions les plus atteintes pendant la guerre de 39-45. La Seine-Maritime paie très cher sa libération. À Rouen, la semaine rouge fait 2 000 morts et 60 000 sinistrés. Au Havre, ville française enregistrant les plus grosses pertes civiles de la Seconde Guerre Mondiale, les bombardements tuent 5 000 habitants.
En 1955, le département change de nom. D'Inférieure, la Seine devient Maritime.
En 1973, la Normandie est séparée en deux régions administratives. La Seine-Maritime et l'Eure forment la Haute-Normandie.
Les habitants de Seine-Maritime choisissent le nom par lequel il faudra désormais les désigner : ils deviennent officiellement des Seinomarins et des Seinomarines en 2005.
2008, un nouveau lien entre Seine et Mer : inauguré en septembre 2008, le pont Gustave Flaubert, constitue un nouveau lien entre les rives droite et gauche de Rouen. Dans sa catégorie de pont levant, il est le plus long au monde et le plus haut d'Europe.

NB : La Seine-Maritime a vu naître des hommes célèbres :
Cavelier de la Salle, Corneille, Fontenelle, Bernardin de Saint-Pierre, Flaubert, Maupassant.


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Géographie de la Seine-Maritime

Au nord-ouest du bassin parisien, la Seine et la Manche délimitent son territoire et forgent son identité.
Les gravures de la grotte de Gouy témoignent de la présence humaine en Seine-Maritime au paléolithique supérieur.

La Seine-Maritime a été gâtée par la nature : riches campagnes, bocages, vastes forêts, marécages et tourbes, falaises imposantes... Posée sur un socle de roches sédimentaires, elle dispose d'un sol où alternent épaisses couches de craie et argile à silex, le tout recouvert de limon fertile. Jamais très froid, rarement très chaud, le climat tempéré océanique s'accorde à merveille à la diversité des paysages.

La vallée de Seine
Entaillant le plateau calcaire qui occupe la majeure partie du département, la vallée de la Seine se caractérise par une forte présence humaine et industrielle. Les agglomérations du Havre et de Rouen concentrent la moitié de la population départementale. Entre les deux, le fleuve étale ses méandres bordés de coteaux crayeux, de terrasses sablonneuses et de prairies humides. Profondément transformée par les activités industrielles et pétrolières, la vallée de la Seine n'en conserve pas moins des zones sauvages riches d'une grande biodiversité. Sur les coteaux fleurissent orchidées et violettes de Rouen. Dans les prairies et bocages de saules vivent de nombreux volatiles, dont le râle des genêts menacé d'extinction.

L'estuaire et le littoral
Les vastes roselières et espaces naturels protégés de l'estuaire sont reconnus d'intérêt international. Plus de 270 espèces d'oiseaux y sont répertoriées. Ses vasières abritent des nourriceries pour poissons et crustacés. Les oiseaux migrateurs s'y reposent volontiers. Goélands, mouettes, faucons pèlerin : les falaises du littoral cauchois possèdent également une faune remarquable. D'une hauteur moyenne de 100 m, leur alignement est unique au monde. Il est échancré par une cinquantaine de vallées côtières et de valleuses (vallées sans rivière) permettant l'accès à la mer et aux ports de pêche (Fécamp, Dieppe...). Cette muraille longue de 150 km a son emblème : l'aiguille d'Étretat.

Le Pays de Caux
Bordé par la Côte d'Albâtre au nord-ouest et la vallée de la Seine au sud, le Pays de Caux occupe la plus grande surface du département.Vaste plateau calcaire couvrant un triangle Rouen-Le Havre-Dieppe, il est entrecoupé de vallées encaissées où coulent de petits fleuves côtiers : la Durdent, la Saâne, la Scie et le plus court de France, la Veule (1 194 m). Essentiellement consacrés au labour, les champs ouverts sont parsemés de clos-masure (ou cour-masure). Sans équivalent dans le monde, ces fermes traditionnelles constituent de véritables marqueurs paysagers. Regroupant l'habitation principale à pans de bois, les bâtiments agricoles et les vergers, elles sont entourées d'un talus (qu'on appelle ici un fossé !) surmontés d'une double rangée de hêtres.

Le Pays de Bray
Changement de décor. À l'est de la Seine-Maritime, le Pays de Bray est vallonné. Un relief de Boutonnière. Sur ce territoire de 70 km de long et 15 de large, les haies restent nombreuses.
Le paysage où règnent pâturages et bocages leur doit sa diversité. Dans cette contrée séparant les deux plateaux de Caux et de Picardie, l'habitat est en brique et souvent entouré d'une terrasse pour le protéger de l'humidité. Car au fond de Bray, de nombreuses sources alimentent les rivières : Béthune, Andelle, Epte, Thérain. Forges-les-Eaux, une des trois principales cités de ce terroir (avec Gournay et Neufchâtel), doit d'ailleurs sa célébrité à ses thermes.

Forêts d'Eu et d'ailleurs
À l'extrême nord du département, aux confins de la Normandie, la vallée de la Bresle est connue pour son industrie verrière. Outre de nombreux points d'eau et sa rivière très appréciée des truites de mer, la région d'Eu dispose d'un atout majeur : sa forêt peuplée de hêtres. Occupant 9 300 hectares, cette haute futaie est par la taille la deuxième de Seine-Maritime après la forêt de Lyons (10 700 ha).

Le département compte d'autres grands massifs :
Eawy (7 200 ha), Brotonne (6 700 ha) ainsi que Arques, La Londe-Rouvray, Roumare, Le Trait-Maulévrier et la Forêt Verte.


(Source : seinemaritime.net)
publié le 15 janvier 2010
http://www.ia76.ac-rouen.fr/la-dsden/presentation-du-departement/l-histoire-et-la-geographie-8971.kjsp?RH=DEPART_IA76